Des bulletins d'humeurs afin d'ouvrir le débat.
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Le Meilleur des mondes (en anglais, Brave New World) est
un roman d'anticipation dystopique, écrit en 1931
par Aldous Huxley. Il parut en 1932. Huxley le composa en quatre mois seulement. Vingt-cinq ans plus tard, Huxley publie un essai dédié à ce
livre, Retour au meilleur des mondes. Le titre original du
roman, Brave New World, provient de La Tempête
de William Shakespeare, acte 5 scène 1. Le titre français, Le Meilleur des
mondes, est tiré d'une phrase en français présente au début de la version originale anglaise du livre de Huxley, empruntée à Candide de Voltaire.
L'histoire débute à Londres , en l'an 632 de Notre Ford . Dans le monde décrit par l'auteur, l'immense majorité des êtres humains vivent au sein de l'État Mondial – seul un nombre limité de sauvages sont regroupés dans des réserves. Bien que l'enseignement de l'Histoire soit jugée parfaitement inutile dans ce monde, on apprend néanmoins que les sociétés anciennes ont été détruites par un conflit généralisé connu sous le nom de « Guerre de Neuf Ans ».
Dans cette société, la reproduction sexuée a totalement disparu ; les êtres humains sont tous fécondés en laboratoires, les fœtus y évoluent dans des flacons, et sont conditionnés durant leur enfance. Les traitements que subissent les embryons au cours de leur développement déterminent leur future position dans la hiérarchie sociale (par exemple : les embryons des castes inférieures reçoivent une dose d'alcool qui stoppe leur développement, les réduisant à la taille d'avortons). Une fois enfants, les jeunes humains reçoivent un enseignement hypnopédique qui les conditionne parfaitement durant leur sommeil. Les castes supérieures apprennent ainsi à mépriser sans remords les castes inférieures, et ces dernières apprennent à admirer l'élite de la société.
La société est rigoureusement séparée en cinq castes :
Chacune de ces castes est divisée en deux sous-castes : Plus et Moins. Il n'existe pourtant pas de conscience de caste, de sorte que les castes inférieures n'envient pas les autres castes.
Cette société rend tabou le sujet de la viviparité : l'allusion à la maternité, à la famille ou encore au mariage font rougir de honte aussi bien les jeunes que les adultes. La sexualité y apparaît comme un simple loisir : chaque individu possède simultanément plusieurs partenaires sexuels (entre deux et six par semaine), et la durée de chaque relation est extrêmement limitée (quelques semaines seulement). Les femmes utilisent de nombreux moyens de contraception, appelés « exercices malthusiens », afin de contourner tout risque de reproduction qui échapperait au conditionnement réglementaire.
Chacun des membres de la société est conditionné pour être un bon consommateur et est obligé de participer à la vie sociale. La solitude est une attitude suspecte.
Tout le monde dans l'État mondial utilise du « Soma ». Le Soma est une substance apparemment sans danger qui peut, à forte dose, plonger celui qui en prend dans un sommeil paradisiaque. Le Soma n'a aucun des inconvénients des drogues que nous connaissons aujourd'hui. Il se consomme sous forme de comprimés distribués au travail en fin de journée. Cette substance est le secret de la cohésion de cette société : grâce à elle, chaque élément de la société est heureux et ne revendique rien. Les individus de toutes les castes se satisfont de leur statut par le double usage du conditionnement hypnopédique et du Soma.
Les humains qui ne vivent pas dans l'État Mondial sont parqués dans des « Réserves à Sauvages » délimitées par de hautes barrières électrifiées. Elles ont été créées par l'État Mondial à cause des conditions climatiques et géologiques peu favorables : « il n'a pas valu la peine ni la dépense de civiliser ». Ces sauvages perpétuent la reproduction vivipare et ont un mode de vie primitif.
La première partie du roman décrit la vie dans l'État Mondial et les personnalités de deux des personnages principaux : Bernard Marx et Lenina Crowne. Lenina est une jeune femme Bêta particulièrement belle, tandis que Bernard est une sorte de paria : même s'il est un Alpha, il est aussi petit qu'un Gamma. En outre, Bernard se trouve être un élément subversif de la société ; il déteste le Soma, il préfère « être lui-même et triste qu'une autre personne qui soit heureuse ». Il aime également la mer, les étoiles, la randonnée alors que les êtres humains ont été conditionnés à détester la nature. Bernard remet encore en cause les mœurs répandues dans l'État Mondial, la façon dont sont considérées les femmes, et en particulier Lénina : « comme de la viande ». Cette conduite étrange a fait naître une légende à son sujet : on aurait versé par erreur de l'alcool dans son « pseudo-sang » alors qu'il était encore un embryon (traitement normalement réservés aux castes inférieures).
On fait également la connaissance d'Helmholtz Watson, maître de conférences au Collège des Ingénieurs en Émotion (Section des Écrits) et meilleur ami de Bernard. Il est assez similaire à Bernard
mais n'est pas un paria. Helmholtz lui aussi s'interroge et trouve que quelque chose manque à cette société, aussi formidable soit-elle : une personne héroïque suscitant l'admiration.
Le Meilleur des mondes décrit une société future dotée des caractéristiques suivantes :
Huxley fonde sa dystopie sur l’aspect utopique d’une société-monde profondément anesthésiée par le progrès scientifique et technique de l’an 600 après Ford. Ce roman pousse à son paroxysme les conceptions sur l'eugénisme qui était alors considéré par la communauté scientifique, et particulièrement par les généticiens et les biologistes, comme une science à part entière. D'ailleurs, Julian Huxley, frère d'Aldous Huxley, était un éminent généticien partisan de l'eugénisme (nommé à la tête de l'UNESCO en 1946). Le Meilleur des mondes dénonce les méfaits de l’utopie en tant que conceptualisation fausse et assujettissante. L’épigraphe qui introduit l’œuvre cloue au pilori l’utopie et invite les intellectuels à l’éviter pour échapper au piège idéologique qu’elle tend :
« Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre. »
— Nicolas Berdiaeff
Ce monde qui se veut parfait évoque déjà celui du Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ou d’Un bonheur insoutenable d'Ira Levin. Toutefois, Le Meilleur des mondes est plus souvent rattaché à la littérature générale qu'à la science-fiction, comme d'ailleurs 1984 de George Orwell auquel il est souvent comparé, les deux ouvrages présentant des visions du futur fort différentes. Ici, la liberté a disparu, le doute a disparu mais les gens sont heureux, chacun est à sa place et se réjouit de son sort.
Le Meilleur des mondes a longtemps été présenté comme une vision pessimiste du futur de la société de consommation. Ce n'est pas seulement un livre de science-fiction mais aussi une métaphore de la société actuelle.
Qu'un système puisse se charger méthodiquement d'écraser ce qu'il y a d'humain dans l'homme a aussi été décrit par Soljenitsyne dans sa pièce Une petite flamme dans la tempête.
je te conseille d'y associer la lecture de 1984 d'Orwell
tu devrais aimer
bon dimanche
je pense qu'on devrait demander à tous les jeunes de lire ces ouvrages au lycée
une grande partie de ma personnalité s'est construite à la lecture de 1984 et du meilleur des mondes
bonne soirée