Les énigmes de Nestor

Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 20:00

Le temps est venu pour moi de vous parler de ces rares moments de grâce dans l'année, de ces jours où le temps semble s'arreter, où les hommes deviennent meilleurs. Aujourd'hui, je vous parlerai de Noël.

La fin d'année était pour moi la plus belle période de l'année. J'en arrivait même par instant à supporter mes cousins.

La maison respirait le bonheur, la famille se retrouvait enfin après une longue année. Nos retrouvailles donnaient lieu à de nombreuses discussions et à des heures de rires et de chants. Mes cousins en arrivant me confirmaient ce que j'avais entendu pendant les cours de cathéchisme. Au moment de la naissance de Jésus, l'âne et le boeuf se retrouvaient autour du berceau. Chez nous, cela se passait autour d'une dinde, et je ne parle pas encore de ma tante.

Personnage central de la période, ce cher Père Noël joué par l'oncle Robert. Par bonté, j'avais accepté de faire semblant de croire au Père Noël jusqu'à mes 6 ans. Cela faisait tant plaisir à mes parents et après tout c'était Noël, je pouvais bien leur offrir cette petite satisfaction. Pourtant ce n'était pas simple, quel individu normalement constitué aurait pu croire en un homme qui rentre dans les maisons uniquement par les cheminées pour offrir des jouets à tous les enfants de la Terre ? Depuis le début, j'avais bien senti l'arnaque. Pourquoi m'amener un hochet quand je désirais retrouver la grande pièce blanche ? Un GPS m'aurait bien plus fait plaisir. Alors un Noël, je me suis décidé à faire comprendre à mes parents que je ne croyais plus. Je commençais donc dès le matin par un de ses actes gratuits dont j'ai le secret. Je ne pouvais plus mentir ! Ce n'était pas bien pas bien ! Ce fut long et dificile, cela me prit toute la journée mais le soir venu tous les enfants de la commune savaient que le Père Noël n'existant pas et que c'était un pédophile, voilà pourquoi il passait son temps avec des enfants sur les genoux à faire OH OH OH. Ce jour là, l'ambiance dans le village fut formidable, on vit nous visiter des personnes qui nous évitaient depuis de nombreuses années, toute la commune parlait de moi. J'étais enfin célèbre. Cette notoriété m'aiderait peut-être à trouver de nouveaux indices pour retrouver la grande pièce blanche mais en attendant c'était la nuit de Noël et je fis tout ce qu'un bon garçon devait faire pour bien recevoir le Papa Noël. J'ai donc préparé son verre de lait et ses petits gateaux en espérant que ces modestes présents l'aideraient dans sa longue tâche. C'est donc certain d'avoir fait ce que je devais faire que je m'endormis ce 24 décembre. Je fus réveillé en pleine nuit par des cris en bas. Le père Noël avait du trouver mes cadeaux. C'était le cas ! L'oncle Robert se trouvait là, sur le sol de la salle à manger, se tortillant en faisant de drôles de grimaces. Hurlant et pleurant à la fois, il tentait de nous dire quelque chose. Je fus le seul à comprendre ce qu'il nous disait juste avant que les pompiers arrivent. Il répétait ces simples mots : Les gateaux, le lait, les gateaux, le lait... Je me demande ce qu'il n'avait pas aimé, le lait à la colle liquide ou les gateaux au piment. De toute façon, on me l'avait dit, on est toujours puni quand on ment. Alors, mentir à un enfant ! 

 

Par evasion735 - Publié dans : Les énigmes de Nestor - Communauté : Humeurs
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Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 20:00

Pauvre madame Sanchez ! Depuis l'accident de chasse, je m'en voulais. Je devais trouver une solution. Des fleurs? Du chocolat ? Quel pouvait être le cadeau parfait ?

Finalement j'optais pour un superbe mini rosier. La connaissant un peu j'étais certain qu'elle l'aimerait.

Je me rendais donc à l'hôpital avec mon petit cadeau. Madame Sanchez était là, fragile, si fragile dans cette chambre.

Je m'en voulais tellement, elle avait l'air si faible ses deux jambes et son bras droit dans le plâtre. Comment avais-je pu faire ça ? Et elle me souriait, moi qui avait osé faire ça ! Elle me souriait et me remerciait de venir lui rendre visite.

Que la visite fut longue ! Que ce fut difficile ! Mais, finalement, j’eut droit à une seconde chance.

Madame Sanchez alla aux toilettes et je pu enfin lui dérober un objet en guise de trophée. Ma victoire était enfin totale !

10 minutes plus tard je repartais avec dans ma poche le bracelet de ma victime. Je n'avais enfin plus honte, j'étais un vrai chasseur !

 

                    

Par evasion735 - Publié dans : Les énigmes de Nestor - Communauté : Humeurs
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 20:00

Le secret :

Ce fut pendant mon année de CM2 que je découvris le grand secret. Doté d'une bonne mémoire, je n'avais aucun mal à apprendre les leçons que j'aimais et qui pouvaient me servir. Mais était-ce cela étudier ? Un bon élève devait il être un perroquet ?

Je découvris la vérité par hasard. Ma chance se nommait grippe. Je dus rester à la maison pendant deux semaines et c'est ainsi que je découvris les livres de la grande bibliothèque. En deux semaines avec des amis comme Macchiavel, Voltaire ou Lovecraft j'en appris plus que pendant toutes mes années d'école primaire.

L'intelligence n'était pas une somme de connaissance mais la façon dont on utilisait ces connaissances et ma maitresse tentait, depuis des années, de me vendre une marchandise qu'elle ne possédait pas.

Enfin guéri, je retournais à l'école avec l'intention d'enfin étudier comme je le devais. Je décidais donc de ne plus jamais croire sur parole mes maitres et préférais étudier par moi même ce que je jugeais utile. Découvrant la survie avec Robinson Crusoé, il me fallait vérifier les techniques de chasse. Il me fallut un mois pour apprendre à piéger un animal de forte taille. Pauvre madame Sanchez ! Son mari se demande encore comment elle a pu glisser sur cette tache d'huile et tomber en bas de l'escalier de la cave. Ma mère, elle, se demande surtout qui a été assez négligeant pour laisser ce tas de clous en bas de l'escalier. Douce maman, gentille maman, je n'ai pas osé la détromper. De toute façon, elle n'a jamais aimé la chasse. Je dois avouer, qu'après l'accident de madame Sanchez, même si je venais de vérifier qu'apprendre était une chose simple, je m'en voulais.

Un vrai chasseur se doit de conserver un trophée et là je n'avais rien conservé. Je manquais d'expérience, il me faudrait gagner en professionnalisme si je voulais un jour rejoindre la grande pièce blanche...

 

Par evasion735 - Publié dans : Les énigmes de Nestor - Communauté : Humeurs
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